Récemment redécouvert par les éditions Christian Bourgois, Leonard Michaels était un écrivain newyorkais d’origine juive dont la production littéraire a été particulièrement méconnue du grand public. « Conteurs et Menteurs », « Sylvia » ainsi que d’autres recueils de nouvelles précédemment publiées par le même éditeur, témoignent d’une remarquable écriture urbaine minimaliste et pleine d’humour.

« Le Club », son premier roman (paru en 1982), s’attaque et simultanément célèbre la panoplie d’absurdités conduisant la vie des hommes qui peuplent ses pages. D’ailleurs, en 1986 il a été adapté au cinéma.
Inspirés des clubs féministes des années 1970 (dont Michaels lui-même participait), sept hommes décident de créer un club. Un club ? Oui, un club sans but particulier, une sorte de groupe urbain d’entraide masculine. Au fil de pages, les personnages mangent, boivent, se battent et parlent de leurs vies sociales et professionnelles mais par-dessus tout, leurs discussions tournent autour de la place que les femmes y occupent. L’amour, le mariage, des bizarreries, des malentendus sexuels ainsi que des besoins réprimés, sont relatés par chacun de ces hommes avec un humour parfois très corrosif.
Le style attachant de Michaels ainsi que l’accent mis sur l’oralité et la véracité des histoires nous font aimer ou haïr ces sept hommes, leurs peurs et leurs vulnérabilités.
Leonard Michaels, « Le Club » (The Men’s Club), éditions Christian Bourgois, 2010; pp.165.
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